Les Amis de la Gendarmerie

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H 338Le Livre blanc de la sécurité intérieure, publié en 2021, aborde la question de l’uniformisation du régime de la police d’État comme condition préalable à la création d’une carte rénovée de la répartition territoriale entre police et gendarmerie, cette réorganisation pouvant aller jusqu’au transfert à la Gendarmerie nationale de l’intégralité de la compétence territoriale sur certains départements.

Le transfert de compétence de départements entiers à la gendarmerie avait déjà été préconisé par le livre blanc sur la sécurité publique en 2012, opération « pendant de la structuration des polices d’agglomération », mentionnant la liste de 14 chefs-lieux de départements. Il invitait alors à une modification des règles d’attribution des zones de compétence entre les deux forces. Lire revue 338...

H 337Les « actes » de mobilisation des gilets jaunes ont constitué « une crise sans précédent » : destitution du Préfet de Police et de deux des directeurs de la Préfecture de police ; critiques de collectifs, du défenseur des droits, de la ligue des droits de l’homme, d’hommes politiques – Jean-Luc MÉLENCHON traite, le 25 septembre 2019, les policiers de barbares –, de journalistes, tandis que des marches « contre la répression sanglante » sont organisées.

Début 2019, dans un concert inédit, des organes internationaux stigmatisent la FRANCE. Des experts du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme s’inquiètent du nombre de signalements graves pour « usage excessif de la force ». La Haut-commissaire souhaite que des enquêtes approfondies soient menées sur toutes les accusations de recours excessif à la force. Les députés européens condamnent « le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques » et « invite les États membres à veiller à ce que le recours à la force par les services répressifs soit toujours légal, proportionné et nécessaire et qu’il ait lieu en ultime recours et à ce qu’il préserve la vie et l’intégrité physique des personnes ; fait observer que le recours aveugle à la force contre la foule est contraire au principe de proportionnalité ». Lire revue 337...

H 336Le ministre de l’Intérieur évoquait le 30 novembre 2020 devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale les sept péchés capitaux de la police. Le sixième d’entre eux était le sous-dimensionnement des effectifs dédiés au maintien de l’ordre, c’est-à-dire des unités spécialement formées à cette mission. Ses propos voulaient expliquer les défauts de comportement constatés lors de l’évacuation d’un camp de migrants à PARIS, le 23 novembre, évacuation réalisée par des unités non spécialisées.

Cette question des effectifs des forces mobiles a été l’un des points importants abordés lors des travaux ayant conduit, en 2019- 2020, au schéma national du maintien de l’ordre(2) puis lors du Beauvau de la sécurité. Des annonces de renforcement des forces mobiles ont été faites à l’issue de chacune de ces réflexions.

Alors que la Gendarmerie mobile fête cette année son centenaire, il est intéressant d’étudier les raisons pour lesquelles la question de ses effectifs est si cruciale pour cette première force spécialisée de maintien de l’ordre de notre pays, première au sens historique du terme, mais aussi première force en effectif en 2020. Lire revue 336...

H 335« Pensons-y toujours, n’en parlons jamais. » La célèbre phrase de Léon GAMBETTA au sujet de la revanche sur l’Empire allemand est prononcée en novembre 1871, quelques mois après l’institution d’une légion de gendarmerie mobile à VERSAILLES. En 1830, déjà, des bataillons mobiles de gendarmerie apparaissaient. Le centenaire de la Gendarmerie mobile célébré en 2021 est donc un anniversaire qui occulte d’autres dates pouvant légitimement lui être associées. La genèse de « la Mobile » qui émerge en 1921 est faite de créations antérieures – et ultérieures –, de dissolutions, de projets de reconstitution…

Autant le centenaire des pelotons mobiles de gendarmerie en 1921 est aujourd’hui célébré de façon publique et officielle, autant leur naissance fut discrète, pour ne pas dire dissimulée. Il faut remonter aux premières années de la Troisième République pour comprendre ces conditions difficiles d’une gestation qui s’étendit sur près d’un demi-siècle.

L’épithète « mobile » qualifiant des unités de gendarmerie déployées pour des tâches de maintien de l’ordre n’est pas une nouveauté en 1921. Elle a même quasiment un siècle alors, et même plus si on voulait remonter aux colonnes mobiles révolutionnaires associant gendarmes et troupes de ligne. En effet, deux bataillons mobiles de gendarmerie – casernés à RENNES et à ANGERS – sont créés le 4 septembre 1831 par la Monarchie de Juillet pour réprimer les insurrections légitimistes dans l’ouest de la France. Un troisième est installé à NANTES en décembre de la même année. L’effectif de chacun de ces bataillons s’élevait à environ 250 hommes. Lire revue 335

H 334Durant trois décennies, des Français et Françaises ont pu accomplir leur service militaire dans la Gendarmerie nationale. Marqués par cette expérience de jeunesse, beaucoup ont d’ailleurs choisi de poursuivre une carrière dans l’Institution. La conscription, créée dès 1798, a un rendez-vous tardif avec la gendarmerie qui n’ouvre ses portes aux appelés qu’avec la loi du 9 juillet 1970.

En février 1971, le premier contingent débute ses classes à AUXERRE au Centre d’instruction de gendarmes auxiliaires (CIGA), où les instructeurs doivent composer « un compromis de fermeté et d’ouverture d’esprit ». La même année, le recrutement est ouvert « à titre expérimental » aux femmes volontaires de 18 à 29 ans. Si certains détracteurs dénoncent le recrutement « à bon marché » de ces jeunes de passage inexpérimentés et sans prérogatives, d’autres entrevoient déjà les apports pour l’institution de ces recrues issues de la société. Le 1er juin 1972, un centre de perfectionnement des GA est inauguré à PORQUEROLLES. D’autres CIGA sont créées à SAINT-ASTIER (1972), BERGERAC (1974) et FONTAINEBLEAU (1975). En 1973, la gendarmerie maritime et la gendarmerie de l’air obtiennent leur GA. Lire revue 334...

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