Le bon déroulement de l’Eurofoot 2016 a constitué un enjeu majeur pour lequel, pendant un mois, la Gendarmerie nationale a mobilisé 30 000 militaires, des compétences rares et des moyens et modes d’action inédits.
La gendarmerie a eu la charge de la sécurisation de 13 camps de base, de la sécurité de 12 sélections nationales, de l’escorte de délégations officielles et du contrôle des flux routiers, aériens et ferroviaires. 28 escadrons de gendarmerie mobile ont assuré l’ordre public, notamment sur la plaque parisienne. La Gendarmerie mobile avait également en compte l’intégralité de l’ordre public dans les zones concernées par « l’Eurofoot » à Lyon/Saint-Étienne et Bordeaux/Toulouse, en étroite liaison avec les unités et services locaux. Le GIGN et ses antennes avaient en charge l’intervention spécialisée sur 4 fans-zones à Lens, Nice, Toulouse et Saint-Étienne, ainsi que dans les stades de ces deux dernières agglomérations.
Pour la première fois, après une préparation spécifique, 11 équipes cynophiles de recherche d’explosifs sur personnes en mouvement ont été déployées alors que la cellule nationale nucléaire radiologique, biologique et chimique (C2NRBC) et des capacités de lutte contre les drones étaient présentes dans les zones sous responsabilité de la gendarmerie. Lire revue 315...

Pour le groupement de Gendarmerie départementale du Pas-de-Calais (GGD62), la crise migratoire n’est pas récente. Initiée dans les années 90, et autrefois cantonnée à la COB de FRETHUN et au PSIG de MARCK qui sont compétents territorialement aux abords du site Eurotunnel (principal point de passage vers l’Angleterre avec le port de Calais), elle s’est progressivement étendue aux pelotons motorisés de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR 62). Chaque nuit, des migrants tentent en effet de monter dans des poids lourds qui doivent rejoindre Calais, et qui se stationnent sur les aires de service ou de repos des autoroutes A16 et A26.
Combien de fois entendons-nous dire que la gendarmerie n’est plus ce qu’elle était, qu’on ne voit plus les gendarmes, qu’ils ne viennent plus auprès de la population ? Ces propos nostalgiques font oublier que le monde a changé et que la gendarmerie s’est adaptée à l’évolution de la société pour mettre en place une nouvelle proximité. Pour toucher plus de personnes, pour mieux cibler l’information échangée, la gendarmerie établit des partenariats avec les élus, les associations professionnelles, les services publics et va au-devant de la population. Les Amis de la Gendarmerie vous font découvrir ces nouveaux modes d’action aux très riches potentialités.
Pour faire face aux grandes migrations de population en période estivale, la gendarmerie adapte son dispositif. Elle renforce les unités les plus concernées par des afflux de population en créant des postes temporaires et en affectant en renfort des gendarmes mobiles, des gardes républicains, des élèves gendarmes et des réservistes. Parallèlement, elle met en place des moyens sortant de l’ordinaire permettant d’effectuer le service à cheval, en VTT, en moto, en canoë, en bateau ou tout simplement à pied. Pour autant la gendarmerie continue à veiller sur les habitations délaissées par les vacanciers. Les Amis de la Gendarmerie vous font découvrir ces gendarmes qui vous ont protégés durant l’été.
Les PSIG constituent des unités dont la vocation est la lutte contre la délinquance de voie publique, menée de manière préventive et dissuasive, dans les secteurs et les périodes les plus sensibles, notamment nocturnes. Leurs membres possèdent des aptitudes particulières adaptées à leurs missions et aux cycles spécifiques qui caractérisent leur activité. Les PSIG appuient l’action des unités territoriales et prolongent le dispositif de surveillance en adaptant leurs modes d’action aux caractéristiques de la circonscription de leur compagnie de rattachement, pour traiter de manière appropriée les phénomènes de délinquance locaux. Leur format, leur composition et leur équipement en découlent. Les PSIG sont des unités d’intervention de premier niveau. Leur engagement sur un évènement est ainsi proportionné à leurs capacités.
Dans le paysage des unités d’intervention de la Gendarmerie nationale, les Pelotons d’Intervention (PI) de la Gendarmerie mobile et de la Garde républicaine se situent entre les Pelotons de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie départementale, et les Pelotons d’Intervention interrégionaux de Gendarmerie (PI2G) en métropole, les Groupes de Pelotons d’Intervention d’outre-mer (GPIOM) et le GIGN en haut de l’échelle.
Depuis leur création au XVIII siècle, les brigades constituaient le pion de base de l’organisation de la gendarmerie territoriale. Dotées d’une large autonomie, placées sous le commandement d’un chef reconnu, elles répondaient à l’ensemble des missions dévolues à la gendarmerie dans leur circonscription. À partir des années 1990, l’évolution des conditions de vie et de service, alliée aux exigences de sécurité publique, ne leur ont plus permis de répondre efficacement aux interventions nocturnes. Une première phase de regroupement a donc été mise en œuvre. Au planton de nuit dans sa brigade, a été substitué un centre opérationnel, gérant l’intervention de l’ensemble des formations de gendarmerie du département, en relation avec les centres opérationnels limitrophes et ceux des autres services (police, pompiers, Samu, étrangers…).
Dans les numéros précédents, nous avions choisi de zoomer sur des unités spécialisées. Aujourd’hui, nous souhaitons revenir sur le fondement et la raison d’être de la gendarmerie : la brigade territoriale. Depuis 2002, soit la brigade est autonome (BTA), soit il s’agit d’une communauté de brigades (COB). Les effectifs de deux ou trois unités sont alors placés sous commandement unique. Nous vous parlerons des COB dans notre prochain numéro. Pour l’heure, nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir la vie d’une brigade de proximité : direction la brigade territoriale auto nome de BAVAY !
Le 70e anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie aura demandé sur trois jours, aux forces de gendarmerie nationale, la sécurisation de près de 20 cérémonies d’ampleur internationale, nationale et binationale. Le gouvernement s’est engagé depuis mai 2012 pour assurer le succès de 2 cycles mémoriels : le 70e anniversaire de la Libération de la FRANCE et le centenaire de la 1ère Guerre mondiale. Afin de coordonner l’action des services et des opérateurs de l’état concernés, une Mission interministérielle des anniversaires a été créée. Elle a travaillé avec tous les ministères concernés : Défense, Intérieur, Affaires étrangères à titre principal.
Le centre de planification et de gestion de crises (CPGC) est une unité opérationnelle nationale dédiée à la gestion des crises sur le territoire ou hors de celui-ci, à la planification et à la conduite des grands évènements et à l’appui des autorités administratives ou des échelons de commandement territoriaux de la gendarmerie.